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tilisés :

Le tableau croisé de la consommation d'électricité


la production, le stockage et la consommation d'électricité

 SNBC, stratégie nationale bas carbone, et de la neutralité carbone

Un contre-projet de neutralité carbone beaucoup moins coûteux que celui du gouvernement


Ne pénalisons pas notre industrie ; et  minimisons les dépenses

Dans ce contre-projet :
- Diminution de la consommation par l'industrie : 10 % au lieu de 25 % dans le projet du gouvernement
- Sur le logement : faire en sorte qu'il n'y ait plus de logements qui consomment plus de chaleur que la classe D du DTE, au lieu de les mettre tous en classe B. (basse consommation)

Le tableau croisé de consommation d'énergie
Le tableau de production et de stockage d'électricité

La consommation d'électricité est supérieure de 130 millions de MWh par an à celle du projet du gouvernement.
Les émissions sont supérieures de 10 millions de tonnes de CO2.
Les dépenses sont inférieures de 35 milliards d'euros par an.




Trois modifications sont apportées au projet du gouvernement
      - sur la consommation d'énergie des bâtiments
       - sur la consommation d'énergie par l'industrie
      - sur la façon de produire l'électricité
Les dépenses du contre-projet sont inférieures de 30 à 35 milliards d'euros par an à celles du projet du gouvernement.

Ce contre-projet à été construit avec des feuilles de calcul publiées sur le site.
Les hypothèses et les résultats sont donc accessibles et contestables, condition pour un débat fructueux.

Le projet de SNBC du gouvernement : un tableau de production et de consommation d'énergie ; un tableau de production d'électricité
Le contre-projet présenté ici               : un tableau de production et de consommation d'énergie ; un tableau de production d'électricité

Un projet de SNBC a été publié par le gourvernement à la fin 2018. On le trouve ici.
L'objectif est de faire en sorte que les émissions nettes de CO2 depuis le territoire métropolitain soient nulles, c'est à dire que les émissions ne soient pas supérieures à ce qui est absorbé et mis en stock par les sols et les arbres.
Compte tenu des émissions de l'agriculture, cela veut dire que les émissions dues à la production et à la consommation d'énergie doivent très faibles, voire nulles.

Remarques sur le projet même de "neutralité carbone"

Une façon de s'en rapprocher serait de poursuivre la désindustrilisation du pays. Par ailleurs, il serait beaucoup efficace de s'abstenir de mener les opérations les plus coûteuses et de conscrer les mêmes moyens financiers à contribuer au financement d'actions beaucoup plus efficaces dans les pays en développement, notamment en Afrique.
Cela dit, acceptons cet objectif pour montrer qu'il serai possible de l'atteindre en dépensant beaucoup moins que selon le projet du gouvernement

Une présentation en une page du projet du gouvernement ; la façon de produire l'électricité

Le projet de SNBC présente un ensemble d'hypothèses sur la consommation d'énergie pour le transport, pour le logement et le tertiaire, pour l'industrie et l'agriculture.
Il est commode de représenter l'ensemble de ces hypothèses par un tableau qui tient sur une page 21*27 : évolution de la consommation pour se chauffer, évolution des distances parcourues en voiture, progrès d'efficacité des moteurs, part de la propulsion électrique sur route, énergies utilisées pour se chauffer (pompes à chaleur, biomasse, gaz décarboné), etc. C'est possible en utilisant la feuille de calcul, publiée ici, qui permet à chacun de bâtir un tableau de production et de consommation d'énergie avec ses propres hypothèses.
Le projet du gouvernement dit quelle serait la consommation d'électricité mais il ne dit rien de la façon dont celle-ci serait produite. Dans la poursuite de sa politique actuelle, je suppose qu'il maintiendra sa ligne de "50% nucléaire", puisque la justification (fallacieuse) est un "équilibre" entre les diverses sources d'électricité. A l'aide du simulateur du système électrique publié sur ce site, on construit facilement un parc de production et de stockage d'électricité répondant à la demande avec 50 % de nucléaire et en limitant la production à partir de gaz fossile à 11 TWh : 40 GW nucléaire, 75 GW éolien, 75 GW photovoltïque et un électrocolyseur de 11 GW.

On peut donc voir ici un tableau synoptique présentant le projet de SNBC du gouvernement et un autre présentant la production d'électricité avec 40 GW nucléaire, 150 GW d'éolien et de photovoltaïque - dans ce tableau, les coûts de l'éolien et du photovoltaïque sont conformes aux hypothèses de RTE pour 2035.

Un premier contre-projet : ne pas pousser l'isolation des logements jusqu'au stade "bâtiment basse consommation"

           
            Comme cela se faisait usuellement , on compte ici les énergies en tep et l'électricité en MWh ; une tep vaut 11,6 MWh.

La consommation d'énergie thermique dans le résidentiel et tertiaire serait très fortement réduite, passant de 53 Mtep à 23 Mtep, une division par plus de 2. Comme on aura toujours besoin d'eau chaude, la consommation d'énergie pour se chauffer devrait être divisée par 3 ou 4. Même en utilisant massivement des pompes à chaleur, ce ne serait possible que si l'on mettait tous les logements existants aux normes BBC, Bâtiment à basse consommation. Et c'est effectivement ce qu'on lit dans le projet du gouvernement. La consommation d'électricité pour se chauffer serait à peu près la même qu'aujourd'hui, soit 45 TWh - des térawatt-heures c'est-à-dire des millions de mégawatt-heures.
Mais cela coûterait très cher.
De mon côté, en analysant les dépenses qui permettent de diminuer la consommation d'énergie de chauffage et en cherchant à les minimiser, je calcule que la consommation d'électricité pour le chauffage devrait être supérieure de 80 TWh à ce qu'elle serait si tous les logements étaient BBC sans effet sensible sur les émissions de CO2 puisque les sources de chaleur (électricité, biomasse, chaleur du soleil) n'en émettent pas.

Voir ici le présentation  d'un article publié dans le numéro de mai juin de la Revue de l'énergie sur les dépenses selon plusieurs degrés de pertes thermiques des logements existants et une extrapolation à l'échelle nationale.

Par ailleurs, vouloir limiter la production nucléaire coûte cher, même en supposant une forte baisse du coût de l'éolien et du photovoltaïque (cela se constate aisément à l'aaie de l'outil de simulation de l'électricité)

Voici donc un contreprojet :
- la consommation d'électricité est supérieure de 80 à 100 TWh à ce qu'elle est dans le projet du guvernement.
- la consommation d'énergie fossile directement et pour produire de l'électricité, est la même que dans le projet du gouvernement
- la production d'électricité se fait sans augmenter la production actuelle à partir d'éoliennes, de photovoltaïque et de biomasse. La capacité nucléaire est de 82 GW.

On peut voir ici le tableau synoptique de consommation d'énergie de ce contre-projet et un tableau montrant la production d'électricité.


Comparaison entre le projet du gouvernement et ce contre-projet où l'isolation des bâtiments n'est paspoussée au maximum

- Pour le chauffage des logements : dans ce contre-projet, 80 TWh de plus que dans le projet du gouvernement, c'est à dire environ trois fois plus et cela sans effet sensible sur les émissions de CO2.
Mettre les logements aux normes BBC permettrait de diminuer les dépenses d'énergie mais au prix de  dépenses beaucoup plus élevées. Si on compare à la solution qui minimise les dépenses totales d'investissment et d'énergie, pour mettre tous les logements en BBC, les dépenses suur le bâti et pour l'équipement de chauffage seraient supérieures de 30 à 35 miliards d'euros par an.

- Pour la production d'électricité : même en supposant que les coûts des éoliennes et du PV diminuent beaucoup, la production de 630 TWh d'électricité dans le contre projet coûte 1 milliard d'euros par an de moins que la production de 550 TWh avec moins de 50 % nucléaire.

Avec le contre-projet de SNBC proposé ici, les dépenses totales d'économie, de consommation et de production d'énergie seraient de 30 à 35  milliards d'euros par an inférieures à celles du projet du gouvernement.

Mais il n'est pas satisfaisant car, comme dans la SNBC du gouvernement, la consommation d'énergie par l'industrie devrati baisser de près de 30 %.


Si la consommation d'énergie par l'industrie diminue de 10 % ( et non de 25 %)

Alors la consommation d'électricité est supérieure de 130 TWh à celle que prévoit la SNBC.

Le tableau croisé de consommation d'énergie par secteur d'utilisation et par type d'énergie est ici.
Un tableau de production d'électricité sans modifier par rapport à aujourd'hui les productions éolienne, photovoltaïque, hydraulique et à partir de biomasse et de gaz d'origine fossile. La capacité nucléaire est 90 GW : il suffit de remplacer nombre pour nombre les réacteurs existants. : voir ici.


Ne pénalisons pas notre industrie ; et  minimisons les dépenses :

Dans ce contre-projet :
- Diminution de la consommation par l'industrie : 10 % au lieu de 25 % dans le projet du gouvernement
- Sur logement : faire en sorte qu'il n'y ait plus de logements qui consomment plus que la classe D du DTE, au lieu de les mettre tous en classe B.

Le tableau croisé de consommation d'énergie
Le tableau de production et de stockage d'électricité

La consommation d'électricité est supérieure de 130 millions de MWh par an à celle du projet du gouvernement.
Les émissions sont supérieures de 10 millions de tonnes de CO2.
Les dépenses sont inférieures de 35 milliards d'euros par an.








 
 














 


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