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Dans ce dossier

- une présentation de la feuille qui calcule n'importe quel parc de production

- la feuille de calcul

- une notice technique

- note sur les valeurs numériques

- quelques enseignements que l'on peut en tirer :
 
  urgent : le coût de la PPE renouvelable pour 2023

  le coût de la contrainte "pas plus de 50% nucléaire"

  une hypothèse "sans fossile ni  nucléaire" en 2050  : un surcoût de  plusieurs dizaines de milliards d'eurso par an -

  commentaires sur l'étude de l'ADEME : "100% renouvelable"  prochainement

   question sur l'utilité des smart grids : prochainement




voir aussi le dossier sur la politique de l'électricité








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Plus ou moins de nucléaire, d'éolien, de photovoltaïque,
combien cela coûte-t-il ?

Pourquoi publier cette feuille de calcul
une notice d'utilisation 
quelques résultats


Une feuille de calcul mise à votre disposition vous permet de répondre à des questions comme celles-ci

Combien ce qui suit nous obligerait-il à dépenser en plus pour pas grand chose ou pour rien du tout
   1- L'augmentation des éoliennes et du photovoltaïque prévue pour 2023 :
   2- La limite "pas plus de 50 % nucléaire "
   3- Ne pas augmenter la capacité nucléaire si l'on consomme plus d'électricité
   4- L'électricité "100% renouvelable"

Vous pouvez faire vous-même vos calculs avec vos propres hypothèss à l'aide de la  feuille de calcul publiée ici.

Cette feuille de calcul n'a pas de préjugés ; elle est parfaitement non alignée, ni pro ni anti nucléaire ; ni pro ni anti éoliennes et PV.

Avec des hypothèses qui me paraissent réalistes, les réponses que de mon côté j'ai trouvées sont dans l'ordre des points 1 à 4 ci-dessus :: 3 à 4 milliards par an ; 9 à 20 milliards d'euros par an : 10 milliards d'euros ar an ; 40 à 50 milliards d'euros par an selon les hypothèses.

Encore une fois tout cela peut être vérifié, contesté, contredit... ou approuvé !

C'est donc un outil fort indiqué pour un débat serein et fécond.





Pourquoi cette feuille de calcul ?

Les uns nous disent qu'il est impératif, inévitable, "incontournable" de développer l'utilisation d'"électricité renouvelable", hydraulique, éoliennes, photovoltaïque (PV), biomasse. D'autres nous disent que c'est inutile et coûteux. Des chiffres sont avancés mais on a souvent du mal à savoir comment ils sont justifiés et, surtout, on est incapable de voir de quoi ils dépendent.

Il ne suffit pas de connaître les coûts de production à partir de nucléaire ou du vent ou du soleil. Par exemple, le coût du nucléaire dépend de la capacité éolienne car, lorsque le vent souffle, on est parfois amené à diminuer la production nucléaire, ce qui augente le coût complet du MWh (mégawatt.heure) nucléaire ; mais, si on décide d'arrêter l'éolienne, c'est le coût de l'éolienne qui augmente alors que, dans les deux cas, les dépenses totales sont à peu près les mêmes. Il faut donc considérer l'ensemble du système de production et calculer l'ensemble des dépenses.

Pour cela, l'informatique est bien utile. Encore faut-il que les "modèles" de simulation utilisés soient accessibles pour que chacun puisse comprendre de quoi sont faites les dépenses. La feuille de calcul proposée ici est sommaire en ceci qu'elle se fonde sur les chroniques horaires d'une seule année, l'année 2013. Une étude précise, comme celles que font EDF ou le RTE par exemple, se fondent sur un très grand nombre de chroniques de consommation et de production éolienne et PV, d'où elles tirent moyennes et écarts-types. De plus, une étude précise regarde la gestion fine des fluctuations rapides et de la pointe non pas de la demande mais de la différence entre la demande et ce qui est produit par éoliennes et PV.  Il faut pour cela des moyens d'ajustement à la minute près et une capacité disponible suffisante. Cela n'est pas représenté par cette feuille de calcul puisque celle-ci prend en compte seulement ce qui se voit au pas horaire. Concenant les échanges avec les autres pays, l'étude indique les possibilités de production disponibles pour autre chose que la réponse à la demande française d'électricité. Cette disponibiité peut être utilisée pour produire du biocarburant par exemple ou pour être exportée ou, à défaut, non employée (baisse de régime des réacteurs nucléaires ou écrêtement de la production éolienne et photovoltaïque). Il pourrait y avoir de l'importation lorsqu'il est nécessaire de consommer du gaz.

Néanmoins,cette étude sommaire fournit des ordres de grandeur et, surtout, est fort convenable pour faire des comparaisons entre plusieurs jeux d'hypothèses et pour mesurer à quel point les dépenses sont sensibles aux coûts des équipements, du gaz, du CO2, des moyens financiers, etc.

Une note à ce propos : j'ai été étonné par le coût des batteries ; cette vogue naissante pour le stockage individuel d'électricité avec des batteries, quelle que soit leur marque, serait ruineuse, même si les consommateurs ne s'en rendent pas compte.

Voici donc cette feuille de calcul qui

1- permet à tout le monde de choisir ses hypothèses
sur la consommation d'énergie,
sur la composition du parc de production : nucléaire, éoliennes, photovoltaïque, gaz, ou autres (hydraulique, sources thermiques non fossiles)
sur deux procédés de "stockage", d'une part les batteries, d'autre part la production d'hydrogène pour produire du gaz qui sera utilisé pour produire de l'électricité ; le déplacement de la consommation par report ou anticipation a à peu près les mêmes effets qu'une batterie
sur le coût des différents procédés de production et de stockage,

2- à partir de ces hypothèses, calcule
la consommation de gaz fossile et les émissions de CO2
les dépenses  par chaque moyen de production (nucléaire, éolienne, PV et gaz) et de stockage et le total des ces dépenses

Ces dépenses sont ce que l'on dépenserait en payant chaque année, pour chaque équipement, ce que serait l'annuité constante de remboursement d'un emprunt qui aurait financé l'intégralité de l'équipement.

En comparant les dépenses avec plus ou moins de nucléaire ou d'éoliennes ou de photovoltaïque pour une même consommation et une même émission de CO2, cette feuille de calcul permet, entre bien autres choses, de donner un coût à la décision d'augmenter la capacité de production de l'électricité renouvelable.


Parmi les améliorations possibles  ; moduler la courbe de consommation en fonction des nouveaux usages ; tenir compte des limites physiques d'introduction d'électricité renouvelable selon le taux de charge du réseau.












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le 25 mai 2017

Une feuille de calcul

qui simule un parc de production d’électricité et calcule les dépenses de production

Notice technique


Les améliorations apportées à une première version
- le 17 juillet : le calcul de la capacité" de production à apartir de gaz est modifié : c'est la puissance maxixmum . Les puissances garantie par les  Steps, lacs, batterie et effacement ne sont pas calcules ; elles sont introduties par l'utilisateur.
- le 10 juillet : comme l'on parle beaucoup de stockage par batteries et de déplacement de la demande pour s'adapter à l'offre, et comme ces deux moyens (qui se ressemblent) ont des coûts très différents, il est commode de les distinguer alors que la version précédente les confondait. Les batteries sont ajoutées aux Steps.
- à la date du 7 juillet 2017

- Pour les éoliennes, le tableau explicite ce que devrait être la durée de fonctionnement à la puissance nominale pour produire ce que l'éolienne produit en réalité
- on fait apparaître à côté de "effacement définitif", le nombre d'heures d'effacement
- les STEP sont considérées comme des moyens de stockage  ; comme les batteries, c'est un moyen dont la capacité en GWh est limitée ; mais, lorsque les Steps existent déjà, leur coût est à peu près nul. Dans une autre version j'ai introduit une puissance maximum de charge et une autre de décharge des batteries et STEPs. C'est une complication  inutile car ces limites ont très peu d'incidence sur le résultat ; je n'ai donc pas publié cette version.
- le calcul de la puissance de pointe a été corrigé (il ne tenait pas compte des pertes en ligne)
-  j'ai modifié les composantes du coût de la méthanation .
- une note sur les valeurs numériques

La feuille de calcul  présente deux parties :

Dans la première partie

L’utilisateur introduit les paramètres : capacités, composantes de coûts

Les résultats sont indiqués : productions, dépenses, émissions de CO2, etc.

Dans la deuxième partie

Les chroniques horaires de consommation, de production, de stockage - on inclut dans « stockage » la consommation par l’électrolyseur.

 

La première partie

            La consommation d’électricité

Elle se réfère à la consommation en 2013, heure par heure. L’utilisateur a le choix entre deux options : ou bien il introduit la consommation totale annuelle ou bien il introduit un coefficient multiplicateur à appliquer heure par heure à la consommation en 2013 – en réalité deux coefficients multiplicateurs un pour six mois « frais » (du 1er octobre au 1er avril) et l’autre pour les six mois « chauds ».

Il serait possible d'introduire des profils types selon les saisons pour tenir compte de l'évolution de le consommation.

Lignes 83 à 86 (pavé vert) il est possible de voir comment se présente la courbe de consommation de 2013 en pointe et en base. Par exemple pendant les heures où la puissance consommée est supérieure à 70 GW, la part de la consommation qui dépasse 70 GW est de 10 TWh De même, en symétrique, pour la base.

            La production directement destinée à la consommation finale

Elle est égale à la consommation augmentée des pertes en ligne et de la consommation des auxiliaires.

            Les moyens de production

Le nucléaire : on introduit la puissance nominale et un coefficient de disponibilité (qui est technique, indépendant de la consommation). La production doit être supérieure à un minimum. De plus la puissance produite peut varier en une heure à l’intérieur d’une fourchette. Le nucléaire vient "après" éolien, photovoltaïque, hydraulique de fleuve et productions à partir de sources thermiques autres que le gaz fossile (incinération des déchets, cogénération, géothermie).

L’éolien et le Photovoltaïque : on introduit la puissance installée.

Chaque heure, la quantité produite par les éoliennes ou le PV est proportionnelle à la fois à la capacité installée, au nombre d'heures à pleine puissance qui donnerait une production égale à la production réelle pendant un an. S'il y a plusieurs types d'éoliennes on intoduira  pour ce nombre d'heures un moyenne pondérée.

L’hydraulique de fleuve

On suppose que c’est la même, heure par heure, que celle de 2013

Hydraulique de lac, STEP, productions à partir d’énergie thermiques autres que le gaz : pour chacune de ces sources, on introduit le total de la production annuelle.

La production à partir de moyens thermiques autres que le gaz est supposée constante tout au long de l'année, ce qui est proche de la réalité.

            Les moyens de stockage

Ils utilisent les possibilités de production éolienne, PV et nucléaire non employées pour répondre directement à la consommation. Alors les productions à partir de gaz et d’hydraulique de montagne sont nulles. La simulation ne prend pas en compte les fluctuations infra horaires.

L’effacement temporaire, c'est-à-dire une consommation reportée ou avancée (à l'exemple des chauffe-eau) : ce moyen ressemble à une batterie à deux différences près.  La "batterie" se décharge lorsque la consommation est effacée et se recharge ensuite. Il en est ainsi en particulier des ballons d’eau chaude. Le coût de ce moyen est parfois considéré comme nul. Néanmoins, il existe s'il demande un investissement spécifique sur le lieu de consommation. D'autre part, un effacement doit être compensé dans un laps de temps de quelques heures, ce que cette simulation ne reflète pas. .La simulation majore donc l'efficacité de l'effacement temporaire.

Les batteries : elles se chargent si elles ne sont pas déjà à pleine charge et s’il y a des possibilités de production d’électricité non employées directement pour répondre à la consommation. Elles produisent de l’électricité si elles en contiennent et si éolien, PV, nucléaire,  fleuves et sources thermiques autres que le gaz fossile ne suffisent pas. Une autre version, non publiée, introduit un coefficient de perte (en pourcentage par heure). Mais ce coefficient a un effet minime sur les besoins de production à partir de gaz fossile.

Les Steps : comme les batteries, elles se chargent si elles ne sont pas pleines. A la très grande différence des batteries, si elles existent déjà, leur coût est à peu près nul. La capacité globale est évaluée ici à 90 GWh restitués. Les Steps fonctionnement le plus souvent  pour équlibrer le réseau à la minute ou au quart d'heure. Ce fonctionnement infra horaire n'apparaît pas dans cette simulation. D'ailleurs, en 2013 les Steps on délivré 6 TWh alors que cette simulation indique 1,4 TWh. Néanmoins, si la capacité intermittente devient importante, les Steps pourraient contribuer à l'équilibrage intra journalier.

La méthanation : on introduit la capacité de l’électrolyseur exprimée en GW entrant et le rendement électricité restituée/électricité consommée.

Note : la feuille de calcul ne simule pas heure par heure la production d’électricité à partir du gaz produit par méthanation. Elle se contente de considérer la production totale d'électricité à partir du gaz de méthanation. La  production à partir de gaz fossile en tient compte.

L’effacement définitif : le consommateur diminue sa consommation d’électricité sans la reporter ; ou bien il consomme moins d’énergie ou bien il remplace l’électricité par autre chose. L'effacement définitif vient avant le recours aux lacs de montagne et avant le déstockage (y compris la production d'électricité à partir de méthane de méthanation).  Le nombre d'heures d'effacement est indiqué. En réalité le nombre d'heures d'effacement ou la quantité effacée seront inférieurs à un maximum contractuel. Ce n'est pas le cas selon cette feuille de calcul.

 
Les résultats en quantités

   Les possibilités nucléaires non utilisées pour répondre directement à la consommation :

Ces possibilités sont disponibles pour le stockage ou d’autres usages – production de biocarburant, exportation. Elles sont calculées ici sans tenir compte de la limite posée à la vitesse d'augmentation de la production horaire par les réacteurs nucléaires. Cette limite joue effectivement lorsque la capacité éolienne et photovotaïque est forte.

   La production à partir de gaz fossile

C’est la différence entre, d'une part, la somme de "gaz, lac et déstockage " et, d'autre part, la somme "effacement définitif, restitution par les batteries  et production sur gaz de méthanation". Les déplacements de consommation sont traités comme les batteries (un report est une mise en stock ; la compensation est un décharge de batterie). La somme "gaz, lac et déstockage" est la différence entre les besoins de la consommation avant effacement et déplacement de consommation, d'une part et, d'autre part, la production des fleuves, la production à partir des sources thermiques non fossiles, la productoin éolienne et PV (elle-même limitée par la différence entre les besoins de la consommation et les productions de fleuves et de sources thermiques autres que fossiles), la production nucléaire dans les limites de la flexibilité de fonctionnement des réacteurs

   La production à partir de gaz 

Ici il s’agit de gaz fossile et de gaz de méthanation ; cette quantité est utile pour vérifier qu’il y a dans le système de production suffisamment de machines tournantes et de moyens très flexibles.

   Les possibilités de production disponibles pour autre chose

Elles sont indiquées dans la case « nucléaire, éolien et PV écrêtés ». La possibilité nucléaire est calculée en comparant ce qu'il serait possible de produire sans aucune restricition autre que la capacité installée et le coefficient de disponibilité à ce qui est effectivement produit pour répondre à la consommation, directement ou en passant par le sotockage ou la production d'hydrogène. Ces possibilités non employées pour la consommation finale peuvent être utilisées pour faire du biocarburant, de l'hydrogène envoyé dans le réseau de gaz, être exportées ou encore ne pas être utilisées. Si elles sont valorisées, leur valeur vient en déduction des dépenses. Si la quantité d'électricité produite à partir de gaz fossile apparaît en négatif, cela peut dénoter qu'il y a une surcapacité  de production à partir de gaz de méthanation ; alors ce gaz peut être utilisé à autre chose (en quantité, exprimée en TWh thermique, à peu près égale à deux fois la quantité d'électricité en TWh él).

   La capacité de production à partir de gaz

Elle est calculée à partir de la puissance maximum demandée à l'ensemble  lacs de montagne, Steps, déstockage des batteries et effacement temportaire ou définitif et gaz. On en enlève la puissance garantie par les lacs, les batteries et les effacements et on y ajoute une marge pour deux motifs : le maximum ponctuel est supérieur au maximum vu au pas horaire et il faut parer au cas où il n'y aurait pas du tout de vent lorsque la consommation est très forte, Ces puissances garanties et cette marge ne sont pas calculées par le simulateur ; elles sont introduites par l'utilisateur. Elles ont un effet sur les dépenses mais non sur les quantités produites à partir de gaz fossile.


Les dépenses

Toutes les composantes des dépenses apparaissent clairement sur la feuille de calcul et peuvent être modifiées par l’utilisateur.

Les dépenses sont ce qu'il faudrait dépenser, en annuités constantes, pour financer l'intégralité des moyens production et de stockage, en investissement et en fonctionnement en supposant que le financement a un coût, représenté par le taux d'actualisation.  Il est commode de se représenter cela comme la somme des frais de fonctionnement annuels et des annuités d'emprunt en supposant que l'investissement est financé entièrement par un emprunt dont l'intérêt est égal au taux d'actualisation. Sur la valeur du taux d'actualisation, voir ici.

Pour le nucléaire on trouvera plus de détails sur la feuille de calcul ad hoc.

On a distingué PV sur sol et PV sur toiture car leurs coûts sont très différents.

On n’a pas distingué éoliennes à terre et en mer. Pour représenter un parc qui contiendrait des éoliennes à terre et en mer, on introduit les composantes de coût qui conduisent au coût de production moyen.

Les coûts au MWh sont, pour le nucléaire, des dépenses rapportées à la production destinée directement à la consommation finale, pour l’éolien et le PV des dépenses rapportées à la production totale sans écrêtement.

En réalité, la notion de coût au MWh est difficile à utiliser car il faut préciser de quels MWh on parle. De plus le coût au MWh d’un moyen de production dépend de la consommation et des capacités de production des autres moyens de production. Seules les dépenses ont un sens clair.

Les dépenses sont calculées sans tenir compte des émissions de CO2 ou en en tenant compte. Dans ce cas le coût du CO2 est de 100 €/tCO2 pour un gaz à 20 €/tep thermique, soit environ 25 €MWh, ce qui donne un gaz à 45 €/MWh th soit 90 €/MWh él. Le coût du CO2 peut être modifié par l'utilisateur.


Deuxième partie : les chroniques horaires

Une ligne  indique les totaux des colonnes de 8760 lignes. ; cette ligne des totaux se situe juste au-dessus des chroniques horaires.

            Le calcul des productions par moyen

Dans un premier temps, les productions éolienne et PV sont, chaque heure, proportionnelles aux consommations et production de 2013, à leurs capacités nominales et à leur taux de charge (exprimé par un nombe d'heures) ; ce sont ici des productions avant écrêtement éventuels.

La production nucléaire est calculée en trois temps pour tenir compte, d'une part, de la consommation, de la production éolienne, PV, fleuves et sources thermiques autres que le gaz et, d'autre part, des limites techniques propres au nucléaire : la capacité, une production minimale et une limite de flexibilité.

La colonne N montre la part de la production éolienne PV et nucléaire qui sera stockée ou utilisée pour autre chose ou écrêtée.
La colonne U indique la capacité nucléaire qui n'est pas utilisée pour être directement consommée.
La quantité N et U peut être consommée par les batteries, les Steps ou l'électrolyseur dans les limites de leurs capacités respectives.   

La colonne O montre ce qu’il faut produire, outre éolien, PV, fleuve, nucléaire et moyens thermiques autres que le gaz,  pour répondre à la demande avant effacement définitif, c’est à dire ce qu’il faut effacer de la demande ou produire avec l’hydraulique de montagne, le déstockage et le gaz fossile.

La colonne P tient compte de l’effacement définitif.

            Consommation et production du stockage et déstockage :

Une consommation anticipée (tel le chauffage de l'eau sanitaire dans un ballon) ressemble à la charge d'une batterie ; une consommation reportée (comme celle d'un lave linge) ressemble à la décharge d'une batterie, le "rattrappage" de la consommation est l'équivalent de la charge de la batterie.

Pour la décharge, il est plus intéressant de donner la priorité aux moyens limités par les quantités (Steps, batteries, reports de consommation) pour que ceux-ci puissent être actitfs plus souvent. La simulation publiée ici leur donne aussi la priorité pour la charge. Une autre version, non publiée, donne la priorité à la méthanation pour la charge. Les résultats seraient meilleurs si le rendement du processus était bon. Comme il est piètre, les deux variantes donnent des résultats très voisins. .

Le total de la capacité des batteries, de la capacité des STEPS et des reports de consommation non encore compensés est limité en quantité ; la limite est la "charge maximale". Pour en tenir compte le niveau de charge est calculé chaque heure : c'est, dans la limite de la charge maximale, la charge de l'heure précédente augmentée de (N+U) ou diminuée de la quantité colonne P. Les quantités en stock et les quantités reçues sont exprimées en MWh d'électricité restituée.

Dans une variante, on simule une vitesse de stockage ou de déstockage et une perte de la batterie an pourcent par heure. Mais cela complique le tableau alors que l'effet est minime. Je n'ai pas représenté le fait qu'un report de consommation n'est en génréal possible que dans un laps de temps de quelques heures au maximum.

Pour la méthanation, la limite est la puissance de l’électrolyseur. On suppose que les capacités de stockage d'hydrogène et de méthane sont suffisantes. Il suffit de calculer la consommation d'électricité chaque heure puis la consommation totale sans avoir à répartir, à chaque heure la production d’électricité à partir du gaz de méthanation. Le tout est évalué en électricité entrante. On obtient la quantité produite en multipliant l'électricité entrante par le rendement.

           L'effacement définitif

Il est possible si l'utilisateur renonce à une certaine quantité d'électricité, éventuellement en la remplçant par une autre forme d'énergie, par exemple du carburant ou du biofioul s'il est équipé de véhicules ou d'installations de chauffage hybride. La simulation peu en tenir compte lorsqu''on introduit une capacité d'effacement maximum. Elle calcule le nombre d'heures où il y a un effacement et la quantité effacée.

La production à partir de gaz fossile

Cf. plus haut comment elle est calculée. Elle n'est pas calculée heure par heure mais seulement pour l'année entière.

Les possibilités de production disponibles après avoir servi la consommation française

C'est la différence entre d'une part la somme de la capacité des éoliennes, PV et nucléaire et d'autre part  la somme des quantités destinées directement à la consommation française et entrant dans les batteries et les Step ou consommées pour faire du méthane.

Voir aussi sur la feuille de calcul les commentaires attachés à plusieurs cellules


Note sur les valeurs numériques : rendements, coûts

Toutes les valeurs peuvent être modifiées par l'utilisateur de la feuille de calcul.
Voici quelques commentaires sur les valeurs utilisées dans la version de cette feuille de calcul telle qu'elle est publiée

Le taux d'actualisation

Les entreprises, les investisseurs et les banques utilisent souvent un taux de 8 % ou plus élevé. Du point de vue de la société en général, le Plan a recommandé 4 %. L'ADEME fait ses calculs avec un taux de 5,25%. La différence avec 8 % peut s'expliquer au moins en partie par le fait que ce taux de 8 % incorpore le coût du risque (y compris le "risque de la régulation" !). Pour évaluer ce que seraient les prix et les dépenses pour le consommateurs, un taux de 8 % peut être retenu. Pour le choix d'une politique, il vaut mieux retenir 5 %.  Pour le calcul des provisions destinées à financer des dépenses d'investissement futures, il vaut mieux prendre 2 à 3 %.

Les batteries et les Steps Les consommations anticipées ou différées

Le rendement de la cellule elle-même approche 95 % ; le rendement du système est nécessairement inférieur. Le rendement des Steps est inférieur, lorsqu'on l'observe au pas horaire. Dans la feuille publiée, on propose pour l'enesmble des deux 70% . Le coût des batteries diminue mais on ne prévoit pas qu'il puisse descendre en dessus de 150 €/kWh. On retient ici, comme coût une fois installées,  200 €/kWh.

Le coût dess consommations anticipées ou différées est difficile à évaluer. Pour les chauffe-eau, si l'investissement est supérieur à celui d'un chauffe-eau au gaz de 500 euros pour 3 kW pendant 3 heures, cela fait 55 €/kWh. Lorsqu'il s'agit de reporter l'utilisation d'un lave-linge, on peut estimer que le rendement est de 1 et que le coût est nul, à moins que le consommateur ait donné son accord moyennant une prime annuelle.

La production d'électricité par méthanation :

cf. Georges Sapy au 3ème séminaire sciences et énergie de l'école de physique.
   les rendements 
 - aujourd'hui les rendements sont les suivants : électrolyse : 65% :; production de méthane : 65 % ; production d'électricité à partir de de méthane, par des CCGT : 60 % soit, en tout 25 %. Ce taux est peut-être optimiste car on ne connaît pas encore de pratique industrielle
- Ce que l'on peut espérer : électrolyse : 85 % ; méthanation : 80 % ; CCGT : 60 % ; soit, en tout : 40 % - c'est théorique et cela ne tient pas compte de certaines opérations telles que le stockage (dont la compression).

   Les coûts
Les investissements :  pour l'électrolyseur 1000 € par kW entrant ; pour la production de méthane : 1000 € par kW entrant dans le réacteur. Exprimé en €/kW électricité entrant dans l'électrolyseur, l'investissement est proche de 1700 €.kW quel que soit le rendement. Soit 4500 à 6600 €/kW sortant selon le rendement.

La capacité des réservoirs hauts des Steps
On retient ici une contenance équivalant à 100 GWh soit 90 GWh en électricité restituée.

Les éoliennes
Le montant de l'investissement : aujourd'hui 1800 €//kW sur terre ; cible possible en mer : 3600 €/kW en mer. Pour représener un parc fait d'éoliennes sur terre et en mere, on introduit une donnée moyenne.  De même pour le coefficient de charge, qui peut évoluer dans le temps.

Le nucléaire
Une feuille de calcul publiée sur ce site permet d'évaluer le coût du nucléaire en fonction de l'investissement de départ, des dépenses de  jouvance, des dépenses de démantèlement, de gestion des déchets, etc. Une fois inscrit sur la feuille de calcul le montant de l'investissement, pour connaître le coût de production "en ruban" il suffit de supposer que la capacité nucléaire est très faible (faire attention alors à ce que la capacité minimum soit ramenée à zéro). Ici, avec un investissement de 5000 €/kW, on propose un jeu d'hypothèses qui conduit à un coût de production de 78 €/MWh si le taux d'intérêt est de 8 %, 61 €/MWh si le taux est de 5 %. Le coût de production avec les réacteurs actuels, y compris les dépenses "post Fukushima" est très inférieur.  On peut en rendre compte en supposant que l'investissement initial est de 2500 ou 3000 €/kW.