Production et consommation d'énergie

Faites vous-même votre tableau des ressources et des emplois d'énergie
un tableur à votre disposition - quelques exemples

Economie d'énergie dans le bâtiment, progrès technique des moteurs thermique,électricité dans les véhicules, pompes à chaleur, bioacrburant, biogaz ; besoins d'électricité ; comment la produire ; et les émissions de CO2 ? Intoduisez vos propres hypothèses ;  la machine fait les calculs.

Vous pouvez calculer les émissions selon vos propres hypothèses à l'aide d'un tableur simple qui calcule la capacité nucléaire en fonction d'une hypothèse sur la durée moyenne de fonctionnement des réacteurs. Pour simuler la production délectricité, on peut utiliser le modèle de production et consommation d'électricité que j'ai réalisé et publié en 2017.

Ici on trouve :
- Une feuille de calcul permettant à chacun de faire un tableau de ressources et d'emploi d'énergie avec ses propres hypothèses
-
le tableau de référence de ce site : diviser par trois nos émissions - tableau qui a servi de base à Avec le nucléaire  et  Moins de CO2 pour pas trop cher
- Un tableau représentant le scénario Negatep en 2050 : une division des émissions par quatre.

- Pour le calcul du parc de production d'électricité, utiliser la feuille qui simule heure par heure consommation, production et stockage.
- Pour le calcul des dépenses de chauffage du bâtiment, je publiera bientôt une feuille de calcul qui permet de passer de la consommation totale d'énergie à la consommation par logement existant puis de revenir au niveau national selon l'intensité des économies d'énergie, la proporition de pompes à chaleur, etc.



Le tableau de référence de ce site, pour une division des émissions par trois est très peu différent du Tableau A tel que je le présente dans Avec le nucléaire et du Tableau 1 de Moins de CO2 pour pas trop cher
                                                                                                - vous avez peut-être d'autres préférences

Le paragraphe qui suit a été écrit en 2004 : ce site contribue au débat  en présentant ensemble quatre situations contrastées : la situation présente, la situation qui résulterait d'une évolution tendancielle, mon scénario de "division par trois" présenté dans un article de la Revue de l'Energie de février 2004 et un autre, très différent, qui arrive aux mêmes émissions de gaz carbonique mais en sortant du nucléaire (avec des hypothèses de réduction de consommation assez tranchées et d'autres hypothèses sur la production d'électricité qui soulèvent des questions techniques).

Pour que le débat sur l'énergie soit possible, il doit trouver une base sur laquelle tout le monde s'accorde.

Cette base d'accord pourrait être tout simplement ceci : les quantités d'énergie produites doivent trouver, en contrepartie, des utilisations équivalentes. Il ne suffit pas que le total de l'énergie produite égale le total de l'énergie consommée. Cette correspondance entre production et utilisation doit prendre en compte d'une part les qualités de l'énergie produite, d'autre part la nature des besoins : la capacité de l'énergie à être transportée et stockée notamment.
J'espère que personne ne verra dans cette obligation d'égalité entre production et consommation la marque d'un économisme technocratique borné ni la volonté de brimer l'imagination créatrice ou la poésie.

Naturellement, établir un tableau cohérent n'est que la première étape d'une longue démarche, car il faut ensuite en voir les effets de tout genre, économiques, sociaux (création d'emplois, risques d'inéquité etc.) ; il faut aussi étudier si ce tableau cohérent est socialement plausible, comment convaincre etc. Il se peut donc que le tableau optimal soit éloigné de ce que pourrait suggérer un premier examen. Mais la contrainte d'égalité quantitative et qualitative entre production et consommation d'énergie demeure, implacablement.

Pour que chacun puisse faire son scénario nous publions un tableur excel simplifié

- il oblige à la cohérence

- il calcule les émissions de gaz carbonique émises et la capacité de production d'électricité thermique "sans carbone" : nucléaire et à partir de fossile avec séquestration selon les données qu'on lui fournit dans ce tableur la capacité nucléaire est simplement calculée en fonction de la durée de fonctionnement des réacteurs pour répondre à la demande française. on peut utiliser le modèle de  consommation, production et stockage d'électricité réalisé et publié en 2017. A défaut on introduit ce nombre d'heures dans la feuille de calcul. Si la consommation éolienne et PV est fable (moins de 20 GW en tout), et si la production à partir d'énergie fossile est de 25 TWh par an, le nombre d'heures de fonctionnement du nucléaire pour la consommation française est de l'ordre de 7000 heures par an.

- il calcult aussi le ratio "production d'électricité à partir d'énergie renouvelable" et "part de l'énergie consommée produite à partir d'énergie renouvelable".



Les données les plus importantes sont :
- la consommation totale par secteur : industrie, transport (en équivalent carburant liquide), résidentiel et teritiaire
- la quantité d'énergie électrique utilisée pour les transport hors rail
- la quantité de biomasse disponible - voir ici puis cliquez sur "biomasse"
 - la technique utilisée pour produire du biocarburant - voir la fiche biocarburant
- la quantité de biomasse et d'électricité utilisée dans le chauffage
- la quantité de biomasse utilisée pour faire de l'électricité (une aberration mais...)
- la capacité de production éolienne (qui coûte également fort cher, mais...)

On peut se référer aux réflexions qui nous ont conduit au scénario de "division par trois" présenté ici : voir un article paru dans la revue de l'énergie de février 2004, le livre Trop de pétrole !   paru au Seuil en janvier 2007 puis Avec le nucléaire (2012) et Moins de CO2 pour pas trop cher (2013).


Le scénario Négatep de l'association  Sauvons le climat

L'objectif fixé par la loi de transition énergétique est de diviser les émissions non par trois mais par quatre. D'autre part, force est de constater que la consommation d'énergie par l'industrie a beaucoup diminué, ce qui n'est pas pour réjouir car c'est plus le résultat  de la baisse d'activité industrielle que de l'amélioration de son efficacité. Le scénario Negatep de l'association Sauvons le climat prend cela en compte. Il fait aussi l'hypothèse que les distances parcourues sur route par les véhicules et les camions, et par les avions n'augmenteront pas alors que la  population aura augmenté de 11 %. Ces hypothèses sont très sévère Quant à la consommation de chaleur du bâtiment, le scénario suppose une  baisse de 12 % de l'énergie utile, c'est-à-dire y compris la chaleur pompée par les pompes à chaleur - donc une baisse de 12 % des pertes thermiques.  On peut aussi confronter cette baisse à l'augmentation de la surface des logements qui elle-même dépend de la population et de l'évolution des surfaces par ménage. Si la surface augmente de 19 % par exemple (la population augmente de 11 %), la diminution des pertes thermiques serait en moyenne, par unité de surface, de 30 %, ce qui est beaucoup.
Les hypothèses de Négatep sont donc sévères tant pour l'industrie que pour le transport et le bâtiment.
Elles conduisent néanmoins à une consommation d'électricité de 750 TWh au minimum une augmentation de 50 à 60 %. Il est donc incompréhensibles qu'un organisme comme RTE nous fasse des scénarios qui supposent que la consommation d'électricité est constante.
Voici un tableau synoptique représentant les hypothèses de Négatep


   
Vos observations, vos commentaires sont bienvenus

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