Le transport dans le tableau croisé de consommation d'énergie par secteur de consommation et par type d'énergie 

Véhicules électriques et véhicules hybrides rechargeables  

Une page sur les bioarburants 

Les autoroutes électrifiées 


Le transport et la mobilité

Pour diminuer les émissions de CO2, il est facile de faire l'hypothèse que les gens renonceront à des déplacements
On ne fait pas ici cette hypothèse. Les modes de transport évolueront dans une certaine mesure mais probablement pas beaucoup : par exemple un doublement de la circulation par voie ferrée ne modifierait pas beaucoup les déplacements par voiture particulière.

En revanche pour éviter les émissions de CO2, la motricité sur route évoluera profondément.

Les moteurs thermiques consommeront du biocarburant ou du biométhane  - peut-être aussi  l'hydrogène dans le cas des avions
Les moteurs électriques consommeront de l'électricité embarquée dans des batteries ou de l'électricité produite par des piles à combustible, ou, pour les camions, sur autoroute de l'électricité prise sur des caténaires. A terme, peut-être, de l'électricité fournie par induction par des conducteurs disposés sous la surface des autoroutes.
La  motricité pourra combiner plusieurs sources d'énergie.
Pour les véhicules personnels : batteries et biocarbrant ; ou batteries et pile à combustible
Pour les bateaux : carburant de synthèse et vent
etc.

Pour situer le transport dans le système de l'énergie, voici un tableau croisé de la consommation d'énergie par type d'énergie et secteur d'utilisation : en une page, faites votre tableau avec vos propres hypothèses  !

Consommation d'électricité et consommation de matière

Chaque type de motricité a ses avantages et ses inconvénients qui peuvent se mesurer ainsi : les émissions de CO2, les dépenses, la consommation d'énergie, l'autonomie, la consommation de matière.
La ressource en énergie n'est limitée à terme que si l'on veut limiter la capacité nucléaire. Dans les trente années qui viennent, elle est de toute façon limitée par les possibilités industrielles de construction de centrales nucléaires : à raison de deux réacteurs EPR par an, une capacité de 96 GW, soit 60 réacteurs,  peut être atteinte en moins de 40 ans.
Si l'on ne s'impose pas de limite de production nucléaire, l'usage de l'électricité butera sur la consommation de matière, notammentpour les batteries : lithium, cobalt, nickel.. Même lorsque la ressource est abondante, l'extraction des matières et leur conditionnementt coûteront très cher si l'on veut préserver correctement l'environnement. Cela pourrait redonner de l'intérêt aux véhicules hybrides rechargeables.

Batteries et biocarburant : véhicules électriques et véhicules hybrides rechargeabls :  consommation d'électricité v/s consommation de batteries

La comparaison entre un véhicule électrique et un véhicule hybride rechargeable est assez instructive : le résultat dépend des hypothèses sur
l'efficacité des batteries, l'autonomie des véhicules électriques, la capacité des batteries dans les VHR, le rapport entre la production de biocarburant et la consommation de biomasse et d'électricité pour le produire ; le surcoût des VHR comparé aux VE ; et aussi du surcoût de pompes à chaleur qui remplaceront les chaudières à bois privées de biomasse.
Pour y voir clair, voici une calculette qui permet à chacun d'introduire ses propres hypothèses.